Agenda de Tunis

INTRODUCTION

1. Nous sommes conscients que le moment est venu de passer des principes à l’action, tout en tenant compte des travaux en cours pour mettre en œuvre le Plan d’action de Genève et tout en déterminant les domaines où des progrès ont été réalisés, sont en cours ou n’ont pas encore eu lieu.

2. Nous tenons à réaffirmer les engagements pris à Genève et à nous en inspirer ici à Tunis en nous attachant aux mécanismes de financement destinés à réduire la fracture numérique, à la gouvernance de l’Internet et aux questions connexes, ainsi qu’au suivi et à la mise en œuvre des décisions de Genève et de Tunis.

MÉCANISMES DE FINANCEMENT POUR RELEVER LE DÉFI  QUE REPRÉSENTE L’APPLICATION DES TIC AU SERVICE DU DÉVELOPPEMENT

3. Nous remercions le Secrétaire général de l’ONU des efforts qu’il a déployés pour créer le Groupe d’action sur les mécanismes de financement (TFFM) et nous félicitons les membres de ce Groupe du rapport qu’ils ont établi.

4. Nous rappelons que le TFFM avait pour mandat de procéder à un examen approfondi des mécanismes de financement existants afin de déterminer s’ils étaient adéquats et permettaient de mettre les TIC au service du développement.

5. Le rapport du TFFM fait apparaître la complexité des mécanismes existants, privés ou publics, qui assurent le financement des TIC dans les pays en développement. Il cerne les domaines où des améliorations sont possibles et dans lesquels les pays en développement et leurs partenaires pour le développement pourraient conférer un rang de priorité plus élevé aux TIC.

6. Compte tenu de la conclusion de l’examen du rapport, nous avons pris en considération les améliorations et les innovations qu’il est proposé d’apporter aux mécanismes de financement, en particulier la création d’un Fonds de solidarité numérique, déjà évoquée dans la Déclaration de principes de Genève.

7. Nous reconnaissons l’existence de la fracture numérique et des difficultés qu’elle pose à de nombreux pays qui se voient obligés de choisir entre un grand nombre d’objectifs concurrents dans la planification de leur développement et leurs demandes de crédits de développement, alors qu’ils ont des ressources limitées.

8. Nous sommes conscients de l’ampleur du problème qui consiste à réduire la fracture numérique, cette opération exigeant des investissements adéquats et durables dans l’infrastructure et les services TIC, ainsi que dans le renforcement des capacités et les transferts de technologie pendant de nombreuses années.

9. Nous appelons la communauté internationale à promouvoir, selon des conditions convenues d’un commun accord, le transfert des technologies, notamment des TIC, et à adopter des politiques et programmes visant à aider les pays en développement à tirer parti de la technologie au service de leur développement, notamment par les efforts que nous déployons pour réduire la fracture numérique et les écarts de développement dans le cadre de la coopération technique et du renforcement des capacités scientifiques et technologiques.

10. Nous reconnaissons que les buts et objectifs de développement arrêtés à l’échelle internationale, notamment les Objectifs du Millénaire pour le développement, sont fondamentaux. Le consensus de Monterrey sur le financement du développement est la base de la mise en œuvre de mécanismes de financement adéquats et appropriés pour promouvoir les TIC au service du développement, conformément au pacte de solidarité numérique du Plan d’Action de Genève.

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